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© Laure Hassel 2018

 

LA QUADRIENNALE INTERNATIONALE DE SCÉNOGRAPHIE DE PRAGUE (PRAGUE QUADRENNIAL OF PERFORMANCE DESIGN AND SPACE) est la plus importante manifestation mondiale concernant la scénographie et aussi une plateforme internationale incontournable pour la formation et les échanges d’expériences. Elle est organisée par le ministère de la Culture de la République tchèque et produite par Art and Theater Institut. Elle présente la scénographie dans toutes ses déclinaisons comme un art à part entière, ayant pour objet la création d’espaces imaginaires, spectaculaires, poétiques. 

Ainsi, tous les 4 ans, ce sont plus de 140 000 visiteurs, professionnels et amateurs, de tous âges et de toutes nationalités qui visitent les expositions, assistent aux conférences et aux performances. 

En juin 2019 aura lieu la 14ème Quadriennale (PQ2019) : le 50ème anniversaire de son existence sera célébré.

///  6 > 16 juin 2019

 

Elle se déclinera en multiples expositions et événements dont :

Section of Countries and Regions : compétition internationale rassemblant 79 pays.

L’Exposition Fragments : exposition historique célébrant le 50ème anniversaire de la Quadriennale.

À partir d’une réflexion autour de l’idée des frontières, trois thèmes ont été proposés aux créateurs : imagination, transformation, mémoire.

 

La présence de la Belgique à la prochaine Quadriennale est coordonnée par l’ATPS (Association de Techniciens Professionnels du Spectacle) avec le soutien du Théâtre National Wallonie-Bruxelles, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de La Loterie Nationale, de Wallonie-Bruxelles International (WBI).

 

Contact : Christian Halkin

 

Dossier de presse.

 

 

 

 

 


 

© Laure Hassel 2018

 

Prague Quadriennial 2019

 

… en cours …

Section of Countries and Regions – NOTHING IS FINISHED EVERYTHING BEGINS

 

… en cours …

Section of Countries and Regions – RIEN N’EST FINI TOUT COMMENCE

« Dans le désir, le temps se concentre. Il instaure un champ de possibilités presque infini où règne l’indétermination. La poésie crée un champ d’analogies qui enseigne à entrer en résonance avec les êtres et les choses reliés à la vie.
La poésie se fait entendre quand les mots se taisent. La réalité subjective est multiple, elle ouvre un champ de possibilités à explorer et à créer. »

Raoul Vaneigem, Journal imaginaire, 2006

RIEN N’EST FINI TOUT COMMENCE est orientée vers la méditation sur le devenir de notre monde à la frontière d’une mutation. Mettre en évidence la conscience écologique de plus en plus présente lors de nos réflexions artistiques tant sur le fond que sur la forme (impact sur l’environnement des matériaux utilisés, anticipation du recyclage…), en particulier dans notre pratique de la scénographie où elle a toujours fait défaut, est l’objectif principal de notre dispositif. Il invite le spectateur à s’immerger dans une situation inhabituelle,  où il reconstruit son propre parcours narratif, au fil de diverses stations. 

RIEN N’EST FINI TOUT COMMENCE est issu de notre rencontre avec le philosophe belge Raoul Vaneigem dont la pensée nous invite à stimuler notre imaginaire, à reconsidérer et repenser notre monde, à lui insuffler une nouvelle dynamique par le biais de situations poétiques. 

Parce que sur les cendres renaît toujours un espoir. 

Nous avons commencé à mener notre réflexion scénographique en nous basant sur les figures de la Zone et de la Chambre dans le film Stalker d’Andreï Tarkovski (1979), en tant que métaphore d’une transgression vers la liberté de penser et de l’authenticité du désir dans un monde en phase d’être anéanti. Voici un extrait du discours du Stalker:

« La Zone, c’est un système très complexe… Nos humeurs, nos pensées, nos sentiments, toutes nos émotions, provoquent ici des changements que nous ne sommes pas en mesure de concevoir, et le chemin tantôt se fait plus simple et aisé, tantôt se complique de manière impossible. C’est cela la Zone. On pourrait même croire qu’elle est capricieuse. Et de fait, elle est à chaque instant telle que nous la modelons avec notre conscience. Tout ce qui se produit ici ne dépend pas de la Zone, mais de nous. »

Pour nous, la Zone prendra la forme d’une forêt calcinée aux troncs élancés. La forêt se transforme, ouvre son étendue à toutes sortes d’univers qui semblent parfois tendres à l’absorber toute entière puis la régénérer. C’est le lieu de toutes les métamorphoses et des apparitions, des peurs et des consolations, des méditations et des promesses… Notre Chambre sera une construction éphémère, sorte de container à la surface noire et usée par le feu, déposé parmi des débris rappelant le monde ancien du théâtre.

L’installation se développe en deux parties :

I. RIEN N’EST FINI /// Dans la première partie, constituant la Zone, des troncs d’arbres calcinés seront dispersés (à Prague, parmi les stands des autres pays). Ils sont une invitation à traverser les frontières de l’imaginaire, un compte-rendu de nos visions subjectives, d’assemblages en forme de mnémosynes.

On y aperçoit de manière récurrente la silhouette de la Chambre intacte. Nous y évoquons nos réflexions et nos constats parfois cruels sur notre monde en danger (et notre monde de scénographes !), par le biais de voyages dans une forêt encore intacte, nature inviolée, mystérieuse, d’avant les flammes, qui petit à petit est menacée, et enfin incendiée. Il n’y a ni ordre, ni chronologie, ni étape obligée. 

II. TOUT COMMENCE /// Dans la deuxième partie, la Chambre, noire à l’extérieur, est entourée des débris calcinés liés à notre métier, des traces de son essence éphémère, de sa si rapide obsolescence. Le visiteur est invité à entrer dans la Chambre. À l’intérieur, les murs blancs contrastent ; au centre, une table recouverte d’une forêt en miniature, une maquette. Au fond, la chambre se dématérialise, sous la forme de languettes imprimées de la phrase RIEN N’EST FINI TOUT COMMENCE, conviant le visiteur à ressortir de notre espace inspiré par la teneur poétique d’une phrase à traverser, à éprouver, à méditer.

Note : nous élaborons nos constructions à l’aide de matériaux récupérés ou recyclés. Les objets calcinés sont issus de différentes productions théâtrales.

 

 

LAURE HASSEL

Scénographe, réalisatrice, plasticienne, elle vit et travaille à Bruxelles et en voyage.

À déjà participé à la Quadriennale de Scénographie de Prague en tant qu’étudiante à La Cambre dans l’atelier de scénographie dirigé par Jean-Claude De Bemels. 

Pratique le dessin quotidiennement et aussi la photographie, la gravure et la broderie et l’enseignement de la scénographie.

Elle travaille actuellement avec la metteur en scène Dominique Serron.

Selon elle, la scénographie n’est pas seulement un domaine d’application, mais une manière de penser qui s’applique à énormément de choses…

 

CYRIL ARIBAUD

Scénographe et Régisseur pour le théâtre. 

Il est par ailleurs membre fondateur du Ubik group avec qui il réalise différents  spectacles, performances et installations.

Bruxellois d’adoption, il y base l’essentiel de son activité. 

Son travail l’a amené devenir constructeur décors pour ses projets et pour d’autres scénographes. 

 

© Laure Hassel 2018

 

 


 

Nothing is finished everything begins

 

… en cours …

Exposition Fragments

 

LA MISSION DE HEINER MÜLLER 

Scénographie de Jean-Claude De Bemels 

Mise en scène Marcel Delval et Michel Dezoteux, Théâtre Varia, 1986, coproduction Théâtre de la Place.

FRAGMENTS est l’exposition célébrant le 50ème anniversaire de la Quadriennale. 

Elle rassemble des « traces » de projets ayant marqué l’histoire théâtrale des 70 pays participants.

L’ATPS a choisi de proposer La Mission, créé en 1986 au Théâtre Varia, une trace emblématique du parcours exceptionnel et novateur du scénographe Jean-Claude De Bemels (Ève de la Scénographie en 1983), ainsi qu’un page déterminante de l’histoire de l’art de la scène en Belgique à partir des années 70. 

Parmi les 70 pays participants, le comité PQ de Fragments a sélectionné 23 projets, dont celui de la Belgique.

Au début des années 80, les jeunes compagnies cherchaient des lieux alternatifs, par besoin de salle et surtout pour installer un autre rapport au public.

Jean-Claude de Bemels a créé des scénographies pour la plupart de ces jeunes troupes dans toutes sortes d’endroits – cour d’honneur d’une caserne pour Léopold II d’Hugo Clauss, mess des officiers d’une autre caserne pour La Pilule verte de Witkievitz, entrée des égouts de la ville de Bruxelles pour Moby Dick de Christian Godrie, etc…

Pour La Mission, il a construit un espace tout à fait autonome qui intégrait à la fois les espaces de jeu, les coulisses et les spectateurs, et qui, en tournée, pouvait se monter même dans des espaces non théâtraux ou simplement sur le plateau. 

En voici une brève description :

La scène est dans une fosse; les spectateurs (80 maximum) contemplent un large espace autour duquel s’alignent 14 portes. (La conception d’un espace théâtral autonome et le fait d’intégrer le public en tant qu’élément faisant partie du dispositif scénographique représentaient une forme jusque là peu développée en Belgique). Ce sont comme des portes de cabines d’un énorme paquebot transatlantique et elles se transforment, selon les besoins, en loges de comédiens ou espace technique. Au centre, un beau parquet ciré sur lequel semble être déposée une vitrine de musée (qui s’avèrera être une cage). À un moment et de façon inattendue, la partie centrale du parquet remonte jusqu’au-dessus des spectateurs, découvrant un champ de boue fumante sous un plancher défoncé d’où apparaîtront deux personnages jusque là immergés: Danton et Robespierre. Ils y entameront un match de catch…

La boue, une matière « vraie » et contraignante pour les comédiens, constituant une irruption du réel dans un espace théâtral, fut utilisée ici pour la première fois. À partir de ces années-là, le scénographe a commencé à intégrer différents types de matériaux bruts au sein de ses créations.

 

JEAN-CLAUDE DE BEMELS

Peintre et scénographe.

En 1974, il sort, diplômé de l’atelier de scénographie de la Cambre à Bruxelles dirigé par Serge Creuz. 

Réalise plus de 190 projets dans toutes les disciplines visuelles du spectacle (théâtre tout public, marionnettes, opéra, danse, nouveau cirque, théâtre de rue, cinéma …). 

En 1983, il reçoit «l’Ève de la scénographie» pour l’ensemble de ses créations, décernée pour la première fois par l’Association des Journalistes du Spectacle. 

Dès 1986, il s’intéresse à l’informatique, expérimente ses potentialités fabuleuses d’aide à la création artistique et applique ces nouvelles technologies au spectacle. 

En 1988, il propose une première scénographie conçue et réalisée à l’aide d’ordinateurs.

Et en 1989, il expose ses premières peintures créées entièrement à l’ordinateur.

En 1989, également, on lui confie la direction de l’Atelier de scénographie de l’Ecole nationale supérieure d’arts visuels de la Cambre à Bruxelles.

En 1998, il participe à l’Exposition universelle de Lisbonne en créant une scénographie qui déambulera quotidiennement  pendant toute la durée de l’exposition : « Le Périacteur ».

En 2000 et 2002 il contribue à la création de la première parade créative à Bruxelles : la « ZINNEKE parade » qui rassemble tous les deux ans, plus de 4.000 participants et en assume la direction artistique.

Son parcours dans le cadre de la Quadriennales de scénographie de Prague:

En 1971, il participe à la deuxième édition de la quadriennale en tant qu’étudiant.

De 1975 à 1987 il participe en tant que scénographe au stands de la Belgique.

À partir de 1991 il organise la participation de ses étudiants à Student Exhibition.

En 2015 et 2019 il collabore à nouveau à la participation belge.

 

Lien vers La Mission sur le site des Archives et Musée de la Littérature

 

 

© Paul Versele

 

 


 

Fragments exhibition

 

… en cours …