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En 2016, plusieurs rencontres nous ont amenés à nous intéresser aux collectifs et aux processus de mutualisation dans le secteur créatif. Avec Iles asbl nous avons initié une série de cinq ateliers participatifs rassemblant une vingtaine de structures liées à la création et aux métiers d’art.  Ces contributeurs ont partagé leurs expériences et  leurs projets de regroupement en ressources matérielles, mais aussi en formation, en réseau, en convivialité, en créativité et en savoirs. Au fil des pages, vous découvrirez notamment les lignes de réussites de réalisations concrètes, des modélisations de projets mutualisés, un plan schématique d’espace, une charte. Le compte-rendu est disponible également en format papier.

 

Mutualisation au service de l’ensemble du secteur. 

Nos métiers ont toujours été nourris par le travail en équipe, l’échange, le partage d’idées, de compétences et de matériel. À l’ATPS, nous songeons depuis quelques années à des pistes telles que : l’organisation d’achats groupés ; la mutualisation d’outils existants, mais aussi d’espaces de stockage de matériel; le partage d’atelier avec un accès facilité aux compagnies ; la création d’espaces de recherche. 

 

Stockage de matériel et mutualisation 

L’outil de mutualisation proposerait un (ou des) lieu(x) de stockage aux concepteurs, régisseurs, compagnies, associations, théâtres qui pourraient y entreposer leur matériel, faisant ainsi l’économie d’un loyer. En échange, les structures impliquées dans le projet accepteraient d’intégrer, en tout ou en partie, du matériel dans le processus de mutualisation. Dans ce cas, ce matériel serait inclus dans la liste de matériel à partager et pourrait ainsi être prêté aux autres membres dans des conditions bien précises, avec assurances, etc. 

Cela aurait le mérite d’élargir le réseau des gens du spectacle qui mutualisent déjà spontanément au bénéfice de jeunes créateurs ou techniciens débutants ou oeuvrant dans le cadre de projets à petits budgets. 

 

 Atelier/espace partagé 

Le projet consiste en la cohabitation de petits et grands espaces de fabrication. 

Qu’il s’agisse de costumes ou de décor, l’expérience montre qu’il est pratique de disposer de plusieurs locaux (de dimensions modestes) associés à un grand espace (ou très grande table, pour les costumiers) où peuvent se dérouler le prémontage et toutes les opérations qui nécessitent plus de place (la plupart du temps, les travailleurs du secteur ne peuvent pas se payer de tels lieux). 

Le matériel utilisé par les membres pourrait être en partie leur matériel personnel et pour une autre partie, un matériel partagé. Cette manière de s’organiser permettrait de disposer de certaines machines très spécialisées (machine à broder, machines à coudre industrielles, chantourneuse, fil chauffant, etc.) dont l’usage est parfois très précieux, mais qui sont relativement inabordables. 

 

Lieu de recherche et de formation 

Il s’agit d’un lieu d’expérimentation en matière de création (scénographie, éclairage, son, etc.) permettant l’accès à du matériel et à des espaces spécifiques et adaptés. Ces espaces offriraient la possibilité de chercher, de construire, de tester. 

Le peu de moyens actuels alloués aux arts de la scène force les artistes à proposer des contrats de plus en plus courts à leurs collaborateurs artistes techniques . Ceux-ci ne permettant aucune recherche, juste l’application efficace d’un savoir-faire. 

Ce lieu jouerait également le rôle d’un espace de rencontre favorisant le partage et l’échange de savoir- faire ou de matériel. Il favoriserait la transmission de savoirs et pourrait contribuer, dans certains cas, à l’insertion professionnelle. Des formations et des ateliers pourraient y être organisés ; un centre de documentation fourni serait à disposition des membres (matériothèque, catalogues de fournisseurs, revues, livres traitant de scénographie, de lumière, de son, de costumes, livres techniques, etc.). 

 

Développer un outil « Formation » au service de l’ensemble du secteur 

Les techniciens et créateurs se retrouvent souvent isolés, voire démunis, face à l’évolution rapide des techniques et à une responsabilisation croissante de leur profession en ce qui concerne la sécurité. 

La complexité croissante des techniques de spectacle et la quantité de contenus à transmettre aux apprentis rendent nécessaires de nouveaux niveaux de formation : l’autoformation ou la formation « sur le tas » ne répondent plus aux besoins actuels. 

L’ATPS est consciente depuis longtemps de la nécessité de développer la formation continuée pour maintenir/améliorer le niveau de professionnalisation des techniciens et créateurs. L’expérience nous montre que les techniciens et les créateurs qui doivent prendre en charge leur formation n’ont pas les moyens financiers de le faire. 

L’ATPS voudrait développer un système de formations qui soient accessibles à tous et trouver une possibilité de financement autre que la seule participation des techniciens. 

 

Télécharger :  Compte-Rendu Mutualisation-Fond Kieckens

 

Personnes de contact :

Cyril Aribaud   Scénographe  (administrateur de l’ATPS)
Maximilien Westerlinck   Directeur technique du Théâtre Le Public  (administrateur de l’ATPS)