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Février 2008
Avril 2008
Réunion du 27 juin 2008
Février 2008
Que fait l’ATPS en ce moment
?
Bien évidemment, elle réfléchit à l’avenir
de ou plutôt des professions techniques du spectacle vivant et
cet avenir pose question .
Depuis le début de la saison, les réunions qui ont eu
lieu ont principalement porté sur l’état de la profession
:
où en sommes-nous ?
D’abord socialement,
1) Qu’en est-il de la convention collective ?
Le 9 mars dernier avait lieu, à l’instigation de l’ATPS,
une assemblée générale des techniciens concernant
un nouveau projet de convention collective sectorielle. Ce projet, signé
en « stoemelings » le 15 décembre 2006 mais heureusement
bloqué suite à un vice de procédure, prévoyait
de revoir à la baisse les tarifs déjà fixés
par la convention collective du Théâtre National.
Il faut savoir que la convention du TN, bien que prise comme point de
référence par de nombreux théâtres, ne concerne
légalement que celui-ci : il n’existe actuellement pas
de convention collective sectorielle pour le domaine du spectacle vivant
en communauté française. Le projet de convention signé
le 15 décembre 2006, s’il aboutit, conduira à la
diminution des salaires de la profession.
Pour exemple, les techniciens à responsabilité de plus
de 12 ans d’expérience, passent d’un salaire minimal
de 2099,28 € /brut / mois (convention de 2005) à un salaire
minimal de 1850 € /brut / mois (projet du 15 décembre 2006)
: il s’agit là du salaire le plus élevé de
notre profession.
- La convention de 2005 - qui correspond à l’actualisation
de la convention du TN de 1998 - et le projet de convention du 15 décembre
06 se trouvent sur ce site à la rubrique « documentation
».
- Précisons encore que cette convention concerne tous les travailleurs
du spectacle vivant (commission paritaire 304) à l’exclusion
des travailleurs des Centres Culturels (commission paritaire 329)
Suite à la mobilisation des travailleurs du spectacle vivant,
la FGTB a déclaré qu’un nouveau projet de convention
allait être rédigé et que des groupes de travail
comprenant des gens de la profession affiliés au syndicat allaient
être mis sur pieds. Depuis, plus de nouvelles. Les discussions
quant à la validité ou non de la convention signée
le 15 décembre se poursuivent au sein de la FGTB mais, à
notre connaissance, rien n’est encore décidé. Le
couperet demeure donc au dessus de nos têtes.
2) Attribution des subsides en Communauté Française
:
Alors que les subventions de quelques institutions phare (Théâtre
National, Théâtre de la Place, Manège.Mons,Théâtre
le Public, …) viennent d’être augmentées au
détriment de plusieurs petits théâtres et de la
CCAPT, certaines de ces mêmes institutions tentent, sous prétexte
de cette convention collective précitée, de revoir à
la baisse les salaires des artistes et techniciens qu’elles emploient.
3) Instances d’avis :
La composition des instances d’avis en rapport avec notre secteur
d’activité vient d’être revue.
Nous sommes dorénavant représentés au sein de trois
instances d’avis, ce qui est évidemment un bien :
- La Commission Consultative d’Aide aux Projets Théâtraux
/ Nathalie Borlée
- La Commission du Théâtre Amateur / Laurence Adam
- Le Conseil Interdisciplinaire / Colette Huchard
Par ailleurs, l’ATPS, qui était auparavant représentée
au sein du Comité de Concertation des Arts de la Scène
n’a pas vu son mandat reconduit.
Sur le plan pédagogique :
Cette année, l’ATPS fait une pause dans l’organisation
des modules de formation, mis à part deux stages Vector Works.
Cette pause nous permet de prendre du recul par rapport aux stages,
qui nous demandent un fort investissement pour une participation réduite.
Cette année est donc une année de réflexion, sur
base de ce que nous avons pu observer.
Tout d’abord, pourquoi faisons-nous des stages ?
Parce que la profession a besoin continuer à se former en permanence.
Ceci concerne tant les techniques de base auxquelles nous sommes confrontés
(soudure, notions de menuiserie, …) que les nouveaux produits
(logiciels de dessin, midi, …) ou les techniques en évolution
permanente (intégration de la vidéo dans les spectacles,
etc…) Mais ceci concerne également les nouvelles réglementations,
de plus en plus nombreuses et de plus en plus lourdes.
Nous nous sommes cependant aperçus que les besoins de la profession
n’étaient pas les mêmes que ses attentes et que,
pour la plupart, les techniciens se dirigeaient de préférence
vers des stages sans rapport direct avec leur travail, vers des techniques
qui les faisaient fantasmer et qu’ils désiraient pouvoir
aborder, ne serait-ce que par curiosité.
Nous avons le plaisir de vous annoncer l’ouverture d’une
section « régisseur technicien de costume de spectacle
» à l’EFPme. Cette section forme à l’habillage
et à la réalisation de costumes.
Sur le plan sécuritaire justement
Depuis quelques années, nous faisons des démarches auprès
de nos représentants politiques pour les sensibiliser à
la question des habilitations. En France, par exemple, il faut être
habilité pour faire un branchement volant dans un tableau électrique,
pour manipuler une « génie », s’occuper des
levages, etc… En Belgique, il y a une méconnaissance importante
de ce qui peut se faire ou pas. Ce qui signifie, entre autres, que les
patrons peuvent se permettre, d’une part, d’engager des
techniciens insuffisamment formés pour faire des manipulations
à risque et, d’autre part, de les payer au minimum puisqu’ils
n’ont pas de compétences particulières. La mise
sur pied d’habilitations permettrait de réduire les risques
mais aussi de revaloriser la profession et les salaires, puisque seuls
des techniciens habilités auraient légalement le droit
de poser certaines actions et que les habilitations constitueraient
un atout et un argument de poids dans la négociation des salaires.
C’est à cela, prioritairement, que tend l’ATPS (au
travers du CFTS) en mettant sur pied un ensemble de formations utiles
à la profession.
Cette question des habilitations amène tout naturellement le
point de l’accès à la profession.
C’est une question que nous posons : faut-il un accès à
la profession ?
Au vu de la situation actuelle de la profession, telle que brièvement
décrite ci-dessus, que pouvons-nous faire pour nous protéger
?
La création d’un accès à la profession est
une solution, les habilitations en sont une autre, toutefois l’une
et l’autre ont aussi des inconvénients.
De plus en plus de responsables d’institution emploient, sous
prétexte d’économies, des gens insuffisamment formés
et préparés aux postes qu’ils devront occuper et
qui réclament pourtant des niveaux de compétences.
Nous faisons référence, entre autre, à un ensemble
de formations visant à la réinsertion sociale, qui permettent
au mieux de qualifier ces nouveaux travailleurs d’aides régisseurs.
Tout cela au détriment de régisseurs expérimentés.
La responsabilité en incombe non seulement aux employeurs mais
aux responsables techniques qui acceptent ces conditions de travail.
D’autre part, l’accès à la profession via
un diplôme est quelque chose de réducteur, il ferme et
cloisonne. Les régisseurs ont, pour une bonne part, appris leur
métier sur le tas, sans faire ou finir d’école.
Une formation théorique de base n’est évidemment
pas suffisante mais en tout cas notamment sur le plan réglementaire,
elle devient de plus en plus nécessaire. Notre métier
est avant tout une question de pratique : n’est-ce pas fermer
la profession à certains excellents techniciens?
C’est pourquoi une définition précise des compétences
par poste de chacun et la mise sur pied d’habilitations nous semblent
plus appropriées. Nous y travaillons.
Avril 2008
Bonjour à toutes et à tous.
Nous vous proposons une date d’Assemblée Générale
des Techniciens le 12 mai 2008 à 19 heures, au théâtre
de la place des Martyrs. 22, place des Martyrs –
1000 Bruxelles.
Assemblée générale ouverte à tous,
membres et non membres.
En effet, il est grand temps, maintenant que nous avons un gouvernement,
de reprendre les négociations en ce qui concerne notre secteur
d’activité.
La tendance actuelle, alors que certaines institutions théâtrales
ont vu leurs dotations augmenter de manière plus que significative,
est de nous proposer des salaires en diminution, des conditions de travail
en recul sur le plan social et de plus en plus de « contrats qui
n’en sont pas » : RPI, black, factures, notes de frais,
prestations exceptionnelles.
Ces méthodes sont perverses à plus d’un titre :
elles diminuent fortement les sommes d’argent payées par
les employeurs, à notre détriment.
En effet, ces sommes devraient servir à alimenter -notamment-
les caisses de la sécurité sociale, les caisses d’aide
à la formation, …
De plus, ces types de « contrats » n’entrent pas en
ligne de compte pour le calcul de nos pensions, de notre accès
au « statut d’artiste » et de nos congés payés.
En cas d’accident de travail, même si nous sommes assurés,
sur quelle base va se calculer notre rémunération de remplacement
?
Un des problèmes est que, si certaines institutions ont vu leurs
subventions s’envoler, les autres, qui demandaient juste un peu
plus, pour survivre, pour faire face à l’augmentation du
coût de la vie, ont reçu comme réponse : «
il n’y a plus d’argent, nous n’avons plus les moyens
». De qui se moque-t-on dans ce pays ?
Comment un ministre - qui prétend ne plus avoir d’argent
- peut-il « trouver » 450.000 € pour un seul théâtre
et sur un seul exercice ?
Il devient évident que, pour certains décideurs, il y
a « Théâtre » et « théâtre
». Pourquoi dès lors ne pas instaurer en Belgique un Théâtre
d’Etat ? … les autres devant survivre avec les restes.
Pourquoi nous avoir fait espérer un changement avec ces «
Etats Généraux de la Culture » ? Finalement, un
pseudo état des lieux du secteur… il faut croire que les
experts culturels de la Communauté Française sont plutôt
des experts immobiliers.
Au final, les institutions les plus dotées n’augmentent
ni les salaires, ni les emplois et les autres ont de moins en moins
la possibilité d’assurer des salaires corrects, voire des
salaires tout court à leurs employés.
Il y a quelques mois, nous voyions une proposition de convention collective
sectorielle apparaître. Cette proposition était indécente,
bien que cautionnée par certains de nos représentants
de la CGSP et certains membres de la Chambre Patronale des Directeurs
de Théâtres.
Il est incroyable que certaines personnes de ce milieu - qui passent
pour des hommes de gauche, ont un avis sur notre société
et ses lacunes sociales - changent du tout au tout dès qu’ils
obtiennent la responsabilité de chef d’entreprise - gardant
en public leur apparent militantisme, mais agissant comme des chefs
d’entreprises néo-libéraux dans leurs théâtres.
Ensuite, le syndicat, en la personne de monsieur Poitoux (qui apparement
n’a pas mandat), a refait une autre proposition, toujours imparfaite
mais qui avait le mérite d’introduire des mesures enfin
cohérentes :
- plusieurs catégories salariales, en fonction des moyens de
l’opérateur.
- une augmentation automatique et régulière des salaires
en fonction l’ancienneté.
Malheureusement, alors que des réunions de travail étaient
prévues - dans le but d’améliorer cette proposition-
toutes les démarches ont été interrompues.
Il semblerait que le syndicat ait des problèmes avec ses représentants
officiels.
Maintenant que nous avons un gouvernement, peut-être les négociations
vont-elles reprendre ?
Pour avoir un poids auprès des autorités et une parole
forte, les techniciens doivent se rassembler.
Nous savons que beaucoup d’entre vous sont en accord avec notre
volonté de faire bouger les choses.
C’est pourquoi nous faisons appel à vous et vous demandons
de nous rejoindre au sein de l’ATPS.
Nous avons décidé d’un montant de cotisation annuel
de 20€, cet argent nous permettant de subvenir à nos frais
de bureau.
Toutes les conditions pour devenir membre de notre association sont
reprises sur notre site www.atps.be
Si vous ne pouvez pas être présent à cette réunion,
envoyez-nous un mail avec votre avis et vos suggestions.
En espérant vous voir à cette réunion.
Pour l’ATPS
Adam Laurence
Borlee Nathalie
Chiandotto Lorenzo
Delvigne Michel
Eggerickx Patricia
Halkin Christian
Huchard Colette
Joukovsky Richard
lhommel marc
Ottevanger Aude
Prevot Alain
Vaillant Fred
Yasse manu
Réunion du 27 juin 2008
Bonjour à tous,
Suite à l'assemblée générale qui a eu lieu
le 12 mai dernier, nous avons fait circuler parmi la profession un questionnaire
d'évaluation des salaires, afin de mettre sur pied une
première ébauche d'état des lieux de la profession.
(Ce questionnaire est disponible sur simple demande via la petite fenêtre
située à la page "Contacts" de ce site)
Une réunion est prévue le 27
juin à 19h00 au Centre Culturel Jacques Franck. Son
but : faire un point sur les salaires, en vue de préparer une
table ronde sur l'emploi dans notre profession.
Dans ce même questionnaire, nous vous demandions le type de stage
que vous désireriez suivre... N'hésitez pas à nous
répondre!
Parallèlement à cela, nous avons avons abordé
le point de la proposition de convention collective
et décidé de demander une Assemblée Générale
à la CGSP-Culture-Spectacles afin de clarifier
la situation.
Un mail a été rédigé par Christian Halkin
et transmis à une grande part d'entre vous, afin que les membres
FGTB puissent appuyer cette demande. Nous avons avons été
informés qu'une AG était prévue en début
de saison. Nous attendons de plus amples informations quant au lieu
et à la date de cette AG.
Sur le site de l'Atps>documentation, vous trouverez quelques
infos pratiques concernant la convention qui
régit les salaires en Flandres, ainsi que le règlement
concernant les "Petites indemnités",
...
Petit rappel de notre dernier stage Vector Works 3D et plans
lumière : lundi 23 et mardi 24 juin (plus d'infos à
la page Stages-Formations).
Petit coup de gueule final, merci de payer votre cotisation!
Si nous voulons avoir du poids auprès des pouvoirs publics, nous
devons avoir des membres à représenter...
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